vendredi 2 novembre 2007

"Tu crois qu'on se connaissait beaucoup avant que j'aie sa #i#e dans la bouche ?"

Et pourtant tout roule comme sur des roulettes pour Barnaby et Troy, à un point que les célibataires et même les gens en couple sont admiratifs de la façon dont ils gèrent leur relation de main de maître. La confiance, la communication et une bonne dose d'indépendance (quoique :) ) leur ont permis d'avancer de façon très rapide au sein de leur couple.

"Pourtant", alors j'ai envie de dire pourtant, mais en fait, c'est pas le mot... Pourtant donc, pour Troy, sa rencontre avec Barnaby se faisait à la suite d'autres rencontres plus ou moins légères et rien ne laissait présager qu'il en ferait son mari, d'autant qu'il ne leur aura pas fallu attendre le troisième rendez vous pour concrétiser leur désir réciproque.

Troy m'évoquait sa propre expérience pleine de succès avec Barnaby, justement pour m'expliquer qu'il était d'une nature à tendance "rapide" en la matière, ce qui ne doit en rien préjuger de la suite d'une relation. Nous en parlions très à propos, puisque la question était de savoir ce qu'il convenait de faire de ce garçon qui venait dîner chez moi mardi, après l'avoir rencontré le vendredi précédent et revu de façon bien charmante le lendemain de ce vendredi (samedi donc). Charmante, puisqu'au terme de ce rendez vous j'ai été gratifié d'un bisou tout mouillé en guise d'"à bientôt", ce qui m'avait laissé supposer que je n'avais pas été trop trop minable au jeu de "raconte moi ta vie en 30 minutes".

Tout allait donc très vite avec ce garçon, ce qui n'était pas pour me déplaire jusqu'ici. Mais seulement "jusqu'ici" puisqu'il est vrai que j'aurais tendance à émettre des réserves par rapport aux relation qui se concrétisent si vite. Non pas que j'y sois opposé de manière strictement dichotomique au point de vue de Troy, disons plutôt que je vois des avantages et des inconvénients à l'attitude attentiste, aussi bien qu'à l'attitude plus précipitée des choses. Mais en tous les cas, je ne pense pas qu'on puisse si innocemment dire "ça n'aura pas de conséquence sur la suite de la relation".

La première permet de laisser du mystère, laisser le désir venir, éventuellement de commencer à s'attacher à la personne avant de se découvrir plus ; l'autre permet de savoir tout de suite à quoi on a à faire.

Dans le cas qui nous intéresse, finalement la question ne se posait pas, puisque je pense que j'aurais été violé si je n'avais pas été consentant, et il faut dire qu'il était beaucoup plus fort que moi. Le fait qu'il n'ait pas souhaité me revoir par la suite ne m'a pas plus choqué que ça, car il est vrai que je ne nous voyais pas beaucoup d'avenir ensemble finalement, mais j'aurais volontiers creusé un peu plus la question avant d'en avoir une opinion aussi tranchée que lui. Il faut dire à sa décharge, que je n'étais pas particulièrement enorgueilli de ma performance relativement moyenne. J'ai connu des prestation moins bonnes et d'autres franchement meilleures, mais considérant la rapidité des choses, l'alcool et certains éléments perturbateurs extérieurs, j'avais pour ma part mis cela sur le compte d'une "première fois" à laquelle on pouvait laisser sa chance...

Tout ça pour dire que c'est très bien pour les gens qui assurent à mort tout de suite mais que peut être ce n'est pas ce qu'il me faut. parce qu'il faut que j'avoue que j'intellectualise vachement le sexe, et je peux rapidement me faire envahir par tout un tas d'éléments qui finiront par me couper tous mes effets. Rien de grave là dedans, mais même si je ne suis pas fondamentalement opposé au "sexe rapide", je crois tout simplement qu'il ne me permet pas forcement d'exprimer tout mon potentiel :)

Le seul avantage dans le fait de coucher vite, résidait dans "savoir à quoi on a à faire", finalement cet argument peut être discutable dans certains cas. Qui sait où on en serait aujourd'hui si on avait décidé d'attendre ?

Qui sait si Barnaby et Troy vivraient ensemble aujourd'hui s'ils avaient attendu...

10 commentaires:

bee a dit…

Je trouve ça bien d'attendre - dans l'absolu - ça permet de rêver un peu plus longtemps... Puis l'argument de "savoir tout de suite à quoi on a à faire" ne tient pas sauf si on cherche uniquement à "juger la performance", après faut savoir ce qu'on veut. Mais bon, attendre c'est aussi essuyer les tentatives de viol, être pris pour une vierge effarouchée et j'en passe... Donc c'est pas simple (et du coup on attend rarement...beaucoup - celà dit, un peu suffit largement :)). Je ne peux qd même pas m'empêcher de penser que ça donne un peu plus de charme et de piquant à l'affaire.

Enguerrand a dit…

Je suis comme toi. Je jouis d'abord par le cerveau...
Hélas, nous sommes dans une époque qui ne laisse pas le temps à cette connection d'exister.

albert a dit…

Tu crois au coup de foudre ?

Oli a dit…

Coucher vite m'a déjà permis de voir qu'une mise en couple qui me tentait bien était promise à l'échec. Mais faut pas juger ça à la "performance" de l'autre, qui a le droit d'être fatigué ou imbibé: ça doit permettre de voir si y'a des incompatibilités qui rendront le couple non viable (traduction: est-ce qu'il suce, est-ce qu'il a des manies étranges,... - mais s'il bande mou ce soir, c'est pas grave). Si j'attends, la désillusion peut-être plus sévère. C'est aussi une façon d'intellectualiser le sexe, mais projetée dans l'avenir du couple, nan?

Troy a dit…

Je vais quand même apporter quelques nuances. J'ai rencontré Barnaby loin de toute optique de drague et je n'ai pas couché le premier soir, j'ai attendu le second (ben oui, quand même).

Ceci étant dit, je ne me suis posé aucune question sur l'avenir à ce moment là. Je ne cherchais plus de mec (j'en étais à "si ça me tombe dans les pattes, c'est bien, mais en fait je m'en fous"), il me plaisait bien sur le moment, on s'est grimpés dessus très naturellement et sans réfléchir aux éventuelles implications.

Pareil quand on a décidé de vivre ensemble. Oui, c'est arrivé très vite, oui c'est peut-être casse gueule. Mais on avait envie, ça paraissait naturel. Si ça foire, et ben ça foire... et on avisera à ce moment là. Pour l'instant, ça ne foire pas, bien au contraire, alors je ne regrette pas d'avoir écouté mes pulsions.

Pour résumer, le truc c'est que je ne me pose plus de questions du type "est-ce que c'est viable, est ce que je me vois avec dans 1, 2, 10 ou 50 ans") Je m'en fous. Je me vois avec, là, tout de suite et ça me suffit.

(et que Freud soit mille fois remercié ici, car sans mes 5 onéreuses années de psychanalyse dans le popotin, je ne me serai jamais autorisé la saisie et la dégustations de ces moments là)

spicynico a dit…

C'est toujours la même chose : on ne dit jamais ce que vous avez mangé mardi.
ca me frustre, boudu, c'est pas possible comme ça me frustre.

-Nico- a dit…

bee > oui attendre, mais pas trop ;)

enguerrand > bander du cerveau !

albert > heu oui ca m'arrive 5 fois par jour, je suis bien obligé d'y croire ;)

oli > oui s'il est pas assez 50/50 ? :P

troy > comment tu te fais griller !

spicy > et la backroom de ton epicerie, elle sert à quoi ? :)

spicynico a dit…

Désires-tu que je te la fasse visiter ?

eltan a dit…

Pour ma part, lorsqu'il y a enjeu, c'est à dire que la personne me plait sur plusieurs plans, la première fois peut me mettre la pression et ne pas être extraordinaire. La deuxième permet de depasser cela et est souvent bien plus satisfaisante.

Borg a dit…

Peu importe en fait le nombre de fois qu'il faut pour trouver ça bien. Les corps s'enseignent les uns les autres à leur contact mutuel. Evidement, ceux qui cherchent le prince charmant du cul, avec lequel c'est génial à tous les coups, devraient penser à s'acheter un robot.