Si mais j'ouvre ailleurs !
mettez à jour vos fils ;)
lundi 11 février 2008
mercredi 30 janvier 2008
"Mais que va-t-il penser de moi ?"
Dans un billet récent j'ai abordé la question du "pourquoi ?" exprimé trop souvent à mon goût (mais ok, parfois à juste titre) par la partie défenderesse face à la partie plaignante (ou l'inverse ?). Alors, même si je fonctionne assez souvent par ce que j'appelle des "conventions sociales" genre : quand on dit ça, dans cette situation, ça veut dire ça ; il y en a une autre à laquelle je n'adhère pas, c'est tout ce qu'il y a autour du râteau.
C'est vrai, il semblerait que tout le monde admette un certain sadomasochisme tacite et inhérent à la période du post-rateau un peu comme si on vivait l'échange qui suit :
Individu A : "- Salut tu sais que tu me plais, je voudrais bien te faire des bisous."
Individu B : "- Ah peut-être mais pas moi !"
Individu A : "- Ah zut alors, mais peut-on rester amis ?"
Individu B : "- Certainement pas, maintenant que tu as avoué ton attirance pour moi, je vais pouvoir être odieux et distant et te mettre dans des situations très désagréables."
Individu A : "- Ah oui c'est vrai c'est normal, c'est comme ça que ça marche. Maltraite moi et j'aurai l'air très triste pour que tout le monde me plaigne"
Individu B : "- Super, on fait comme ça."
Je me trompe ou y'a pas un peu de ça ? Vraiment bizarre, cette soumission consentie.
J'ai pas arrêté de le vivre ces derniers jours. On m'a en effet demandé deux fois des conseils sur le thème : "Comment lui dire qu'il me plaît sans lui dire trop clairement pour pas que ça me retombe dessus". La première fois d'un ami qui avait peur d'éventuelles retombées sur son boulot, puisque sa cible pouvait être en contact avec ses collègues ; et la deuxième fois d'un autre qui était tout simplement inhibé par l'opinion du groupe d'amis dans lequel évoluait l'élu de son coeur.
Non mais c'est quoi ce délire ?
De façon encore plus directe, pour ceux qui se demandent, j'ai fini par aborder le mec du sauna de ma salle de sport. Bon je me suis pris un gros wind comme cela arrive parfois, mais le plus surprenant a été la réaction du mec par la suite qui m'a très soigneusement évité à plusieurs reprises, probablement mortifié à l'idée de croiser le regard désespéré d'un suicidaire ou le regard terrifiant d'un stalker. Ou alors, il était simplement rentré dans ce mécanisme punitif S/M : tu as osé imaginer que tu pourrais m'avoir / maintenant souffres-en les conséquences, et surtout laisse toi faire.
Bon je peux vaguement comprendre les différentes phobies qui se cachent derrière. mais si j'utilise le mot phobie c'est bien pour désigner un peur déraisonnée. Pourquoi avoir peur de dire que quelqu'un nous plaît ? Pourquoi en avoir honte ? Tout le monde s'est déjà pris un râteau et tout le monde a lui même déjà dit non au moins une fois. Personne ne ressent de la pitié pour celui qu'il éconduit et tout le monde a pourtant peur d'être pris en pitié lorsque c'est lui qui l'est. D'autres comme mon râtelier personnel du sauna, semble même terrorisé à l'idée de la honte qu'il m'aurait faite subir, alors que je ne cherchais qu'à lui envoyer des signaux de sympathie bienveillante.
Dites donc les gars, faut se calmer hein. Parce qu'au final les gens n'ont sur les autres que le pouvoir qu'on veut bien leur donner.
C'est vrai, il semblerait que tout le monde admette un certain sadomasochisme tacite et inhérent à la période du post-rateau un peu comme si on vivait l'échange qui suit :
Individu A : "- Salut tu sais que tu me plais, je voudrais bien te faire des bisous."
Individu B : "- Ah peut-être mais pas moi !"
Individu A : "- Ah zut alors, mais peut-on rester amis ?"
Individu B : "- Certainement pas, maintenant que tu as avoué ton attirance pour moi, je vais pouvoir être odieux et distant et te mettre dans des situations très désagréables."
Individu A : "- Ah oui c'est vrai c'est normal, c'est comme ça que ça marche. Maltraite moi et j'aurai l'air très triste pour que tout le monde me plaigne"
Individu B : "- Super, on fait comme ça."
Je me trompe ou y'a pas un peu de ça ? Vraiment bizarre, cette soumission consentie.
J'ai pas arrêté de le vivre ces derniers jours. On m'a en effet demandé deux fois des conseils sur le thème : "Comment lui dire qu'il me plaît sans lui dire trop clairement pour pas que ça me retombe dessus". La première fois d'un ami qui avait peur d'éventuelles retombées sur son boulot, puisque sa cible pouvait être en contact avec ses collègues ; et la deuxième fois d'un autre qui était tout simplement inhibé par l'opinion du groupe d'amis dans lequel évoluait l'élu de son coeur.
Non mais c'est quoi ce délire ?
De façon encore plus directe, pour ceux qui se demandent, j'ai fini par aborder le mec du sauna de ma salle de sport. Bon je me suis pris un gros wind comme cela arrive parfois, mais le plus surprenant a été la réaction du mec par la suite qui m'a très soigneusement évité à plusieurs reprises, probablement mortifié à l'idée de croiser le regard désespéré d'un suicidaire ou le regard terrifiant d'un stalker. Ou alors, il était simplement rentré dans ce mécanisme punitif S/M : tu as osé imaginer que tu pourrais m'avoir / maintenant souffres-en les conséquences, et surtout laisse toi faire.
Bon je peux vaguement comprendre les différentes phobies qui se cachent derrière. mais si j'utilise le mot phobie c'est bien pour désigner un peur déraisonnée. Pourquoi avoir peur de dire que quelqu'un nous plaît ? Pourquoi en avoir honte ? Tout le monde s'est déjà pris un râteau et tout le monde a lui même déjà dit non au moins une fois. Personne ne ressent de la pitié pour celui qu'il éconduit et tout le monde a pourtant peur d'être pris en pitié lorsque c'est lui qui l'est. D'autres comme mon râtelier personnel du sauna, semble même terrorisé à l'idée de la honte qu'il m'aurait faite subir, alors que je ne cherchais qu'à lui envoyer des signaux de sympathie bienveillante.
Dites donc les gars, faut se calmer hein. Parce qu'au final les gens n'ont sur les autres que le pouvoir qu'on veut bien leur donner.
vendredi 25 janvier 2008
"Allez tous sucer des bites en enfer, bande de dépravés"
Il parait qu'on y trouve de l'alcool, du rock'n roll et Heath Ledger, ça me parait l'endroit parfait pour passer l'éternité, une fois que mes vieux os auront fertilisé le sol d'un quelconque cimetière.
Il fut un temps où je savais peu de choses. J'en sais toujours peu, mais un peu plus tout de même. Et là je parle d'une époque où je ne comprenais pas pourquoi on me parlait de Françoise Sagan jouant dans des pornos gay. Je n'osais pas contredire mon interlocuteur qui me parlait de ses muscles et de son tatouage du scalp. J'imaginais pourtant mal l'auteur de "Bonjour tristesse" dans les positions décrites par tous ces mecs si sûrs d'eux, mais je me contentais d'acquiescer timidement en rigolant comme si je comprenais une blague qui m'échappait. C'était il n'y a pas si longtemps que ça, et à l'époque je me souviens surtout que j'avais honte de ce que j'étais, et à plusieurs titres.
J'ai bien changé depuis, à ces différents titres d'ailleurs, et même plutôt de façon rapide et efficace, sans vouloir me jeter trop de fleurs. D'ailleurs si j'arbore le plus souvent ce côté "je m'aime" qui peut en irriter quelques un c'est avant tout pour me rappeler à moi-même à quel point je (et chacun) me (se) doit d'être fier de ce que je (qu'il) suis (est).
Bref, ceux qui me lisent un peu le savent déjà, tout comme ils savent aussi ce que je pense de la pédésexualité en général : à savoir, une récompense divine faisant de nous des êtres supérieurs. Je milite comme je peux, à ma petite façon pour la cause LGBT et m'intéresse naturellement à tous les "gays matters" en général, ceci incluant forcement les sujets d'actualité les plus rebattus comme la mort d'Heath (prononcer Hhiifsf) Ledger et la condamnation de la France par la Cour Européenne pour le refus d'agrément d'adoption d'une copine goudoue, Madame B.
Pour les affaires de politique et de législation, je suis pas super-super fort hein, donc quand il me prend de vouloir m'y intéresser plus qu'à la mort d'un acteur bien membré, je prends mes blogs et ma toupie et je chante un petit mantra du type "jolie toupie, tourne, tourne, et dis moi de quoi il retourne" en espérant atteindre l'illumination. Je crois modestement l'avoir atteinte concernant cette affaire d'adoption, et les réactions que j'avais -de fait- de plus en plus de mal à comprendre provenant des opposants reacs homophobes, tant ma sexualité me parait aujourd'hui quelque chose de bon et bien.
Bon dans le paquet, il y en a des sales races, tous cousins consanguins de Vanneste, totalement hermétiques au moindre argument qui pourrait déstabiliser leurs convictions de mauvaise foi. Je les imagine convulsant à même le sol en s'arrachant les cheveux à la moindre idée de deux garçons se tenant la main.
Rien ne peut atteindre leur certitude que les ignobles pédés vont contre Nature, même si la Nature prouve justement le contraire, et que la seule notion de normalité n'a pas la moindre signification biologico-comportemento-scientifique.
Ceux d'entre eux qui opposent le besoin d'une image paternelle à la demande d'agrément de Mme B, n'ont vraisemblablement jamais vu une lesbienne de leur vie.
Je vous passe les arguments d'ordre hygiéniques, bibliques et de physiologie digestive, qui ne méritent même pas qu'on s'étende dessus. De ces radicaux enragés, il n'y a malheureusement rien à faire. Ou heureusement, car je plains celui ou celle qui s'en chargerait. Au final, ce qui m'intrigue le plus ce sont les frileux modérés, ce qui pensent bien faire en s'inquiétant de la psyché d'un enfant adopté par un homo. Ça ne choque que moi cette discussion hypocrite que tout le monde semble accepter ? L'air de dire : c'est super les homos, je les adore, moi j'aimerais beaucoup qu'ils puissent adopter à condition qu'on soit certains que leurs enfants ne le deviennent pas à leur tour.
Bon alors et d'une : Mais bordel, c'est tout le bien qu'on leur souhaite !! Et de deux : on est même pas sur d'y arriver. C'est vrai quoi, jusqu'ici c'est bien globalement des hétéros qui font des pédés... alors au fond, qu'est ce qui nous garantit que nos fils vont pas finir joueurs de foot avec une bide Kronembourg hein ?
Pesez ce risque avant de penser sérieusement à l'adoption. Votre enfant en grandissant, pourrait se découvrir des goûts différents des vôtres. Aux antiquités et à Maria Callas, il se pourrait bien qu'il préfère les camping cars et Johnny. Il faudra l'accepter tel qu'il est, avec ses choix, et l'aimer quand même. Oui, même s'il ne fait pas bien la cuisine.
C'est à ce moment que m'est arrivée l'illumination. Le voile terne du mensonge et de l'hypocrisie s'est enfin levé et j'ai vu clair dans le dessein de ces vils hétéros. Évidemment qu'ils ne pouvaient pas l'accepter ! Cet ultime cheval de bataille qui est le leur ! Ayant déjà tout, et faisant absolument tout mieux qu'eux, les homos sont jalousés secrètement par les hétéros. La dernière fierté dont les hétéros tenaient le monopole et qu'on est en train de leur prendre... était bien d'être les seuls jusqu'içi à savoir élever de bons petits pédés.
Il fut un temps où je savais peu de choses. J'en sais toujours peu, mais un peu plus tout de même. Et là je parle d'une époque où je ne comprenais pas pourquoi on me parlait de Françoise Sagan jouant dans des pornos gay. Je n'osais pas contredire mon interlocuteur qui me parlait de ses muscles et de son tatouage du scalp. J'imaginais pourtant mal l'auteur de "Bonjour tristesse" dans les positions décrites par tous ces mecs si sûrs d'eux, mais je me contentais d'acquiescer timidement en rigolant comme si je comprenais une blague qui m'échappait. C'était il n'y a pas si longtemps que ça, et à l'époque je me souviens surtout que j'avais honte de ce que j'étais, et à plusieurs titres.
J'ai bien changé depuis, à ces différents titres d'ailleurs, et même plutôt de façon rapide et efficace, sans vouloir me jeter trop de fleurs. D'ailleurs si j'arbore le plus souvent ce côté "je m'aime" qui peut en irriter quelques un c'est avant tout pour me rappeler à moi-même à quel point je (et chacun) me (se) doit d'être fier de ce que je (qu'il) suis (est).
Bref, ceux qui me lisent un peu le savent déjà, tout comme ils savent aussi ce que je pense de la pédésexualité en général : à savoir, une récompense divine faisant de nous des êtres supérieurs. Je milite comme je peux, à ma petite façon pour la cause LGBT et m'intéresse naturellement à tous les "gays matters" en général, ceci incluant forcement les sujets d'actualité les plus rebattus comme la mort d'Heath (prononcer Hhiifsf) Ledger et la condamnation de la France par la Cour Européenne pour le refus d'agrément d'adoption d'une copine goudoue, Madame B.
Pour les affaires de politique et de législation, je suis pas super-super fort hein, donc quand il me prend de vouloir m'y intéresser plus qu'à la mort d'un acteur bien membré, je prends mes blogs et ma toupie et je chante un petit mantra du type "jolie toupie, tourne, tourne, et dis moi de quoi il retourne" en espérant atteindre l'illumination. Je crois modestement l'avoir atteinte concernant cette affaire d'adoption, et les réactions que j'avais -de fait- de plus en plus de mal à comprendre provenant des opposants reacs homophobes, tant ma sexualité me parait aujourd'hui quelque chose de bon et bien.
Bon dans le paquet, il y en a des sales races, tous cousins consanguins de Vanneste, totalement hermétiques au moindre argument qui pourrait déstabiliser leurs convictions de mauvaise foi. Je les imagine convulsant à même le sol en s'arrachant les cheveux à la moindre idée de deux garçons se tenant la main.
Rien ne peut atteindre leur certitude que les ignobles pédés vont contre Nature, même si la Nature prouve justement le contraire, et que la seule notion de normalité n'a pas la moindre signification biologico-comportemento-scientifique.
Ceux d'entre eux qui opposent le besoin d'une image paternelle à la demande d'agrément de Mme B, n'ont vraisemblablement jamais vu une lesbienne de leur vie.
Je vous passe les arguments d'ordre hygiéniques, bibliques et de physiologie digestive, qui ne méritent même pas qu'on s'étende dessus. De ces radicaux enragés, il n'y a malheureusement rien à faire. Ou heureusement, car je plains celui ou celle qui s'en chargerait. Au final, ce qui m'intrigue le plus ce sont les frileux modérés, ce qui pensent bien faire en s'inquiétant de la psyché d'un enfant adopté par un homo. Ça ne choque que moi cette discussion hypocrite que tout le monde semble accepter ? L'air de dire : c'est super les homos, je les adore, moi j'aimerais beaucoup qu'ils puissent adopter à condition qu'on soit certains que leurs enfants ne le deviennent pas à leur tour.
Bon alors et d'une : Mais bordel, c'est tout le bien qu'on leur souhaite !! Et de deux : on est même pas sur d'y arriver. C'est vrai quoi, jusqu'ici c'est bien globalement des hétéros qui font des pédés... alors au fond, qu'est ce qui nous garantit que nos fils vont pas finir joueurs de foot avec une bide Kronembourg hein ?
Pesez ce risque avant de penser sérieusement à l'adoption. Votre enfant en grandissant, pourrait se découvrir des goûts différents des vôtres. Aux antiquités et à Maria Callas, il se pourrait bien qu'il préfère les camping cars et Johnny. Il faudra l'accepter tel qu'il est, avec ses choix, et l'aimer quand même. Oui, même s'il ne fait pas bien la cuisine.
C'est à ce moment que m'est arrivée l'illumination. Le voile terne du mensonge et de l'hypocrisie s'est enfin levé et j'ai vu clair dans le dessein de ces vils hétéros. Évidemment qu'ils ne pouvaient pas l'accepter ! Cet ultime cheval de bataille qui est le leur ! Ayant déjà tout, et faisant absolument tout mieux qu'eux, les homos sont jalousés secrètement par les hétéros. La dernière fierté dont les hétéros tenaient le monopole et qu'on est en train de leur prendre... était bien d'être les seuls jusqu'içi à savoir élever de bons petits pédés.
lundi 21 janvier 2008
"Il me quitte à cause de ce que j'ai fait pour le récupérer"
Il est des ruptures plus douloureuses que d'autres. Parfois ça se passe très mal. En général c'est parce qu'au moins l'un des deux aime toujours l'autre, ce dernier est le plus vraisemblablement celui qui a mis fin à leur relation. C'est une condition souvent nécessaire mais pas suffisante, pour que les choses tournent au carnage il faut en plus que le rompeur soit un handicapé de la relation et ne sache pas bien gérer les choses avec le rompu.
Y'en a qui sont pas doués pour ça, pourtant c'est important et ça dénote au final de pas mal de choses sur la personnalité d'une personne. On devrait presque choisir l'élu de son coeur sur sa capacité à rompre dignement. On devrait même tous rompre au moins une fois (voire deux, pour que chacun endosse chaque rôle) avant de s'unir pour de bon, histoire de savoir vraiment avec qui on est.
Il m'a fallu moi même attendre d'être rompu pour savoir que j'étais avec un monstre, mais j'ai juré que le sujet était clos, et d'autre part j'ai beaucoup trop parlé de moi dernièrement. Mais heureusement, j'en connais d'autres à qui c'est arrivé. Non pas forcément de découvrir que son ex est une ordure, mais au moins comme pour le cas de Jeanne de se rendre compte à quel point Serge était un imbécile sans couilles.
Amis depuis presque toujours, il leur aura fallu supporter la jalousie de voir passer les amants de l'autre pour se rendre compte de leur attachement mutuel. Etant nés à quelques jours d'écart, c'est au terme d'une soirée avinée pour leurs 25 ans qu'ils fêtaient ensemble que les deux promis ont finalement échangé leur premier baiser dans un déluge de larmes, tant l'émotion les avait submergés.
Ils vécurent ensuite en couple 5 années chaudes et douces d'adulescents fêtards entre amis formidables, jobs excitants et une vie à trois cent à l'heure qui oblige à regarder toujours de l'avant. Rien dans ce tableau n'aurait pu laisser penser qu'un jour Serge se détacherait sans raison apparente.
Quand la sanction tomba, Jeanne n'eût que le mot le plus attendu possible : un simple "Pourquoi ?" chuchoté entre deux lèvres tremblantes.
C'est là que Serge se plante royalement à deux niveaux : il lui donne des raisons et du temps, alors que vraisemblablement son idée était arrêtée. Qu'on parle de ses problème de couple afin de les résoudre est évidemment la meilleure chose à faire, mais il confia à son meilleur ami qu'il ne faisait cela que pour lui laisser du temps et la lâcher "en douceur".
Le problème c'est que Jeanne, en bonne amoureuse s'est accrochée au possible, espérant que chaque nouvelle concession lui ramènerait son homme. Déstabilisé par les effort de sa future-ex et pris à son propre piège, Serge ne pouvait répondre à ses effort qu'en demandant encore plus. Ce fût une lente et progressive descente aux enfers de quelques mois pendant lesquels elle apprit a accepter son "indépendance". Elle répondait à ses demandes chaque fois avec d'autant plus d'ardeur, transcendant ses propres besoins, ses propres valeurs dans la foi qu'elle avait dans leur couple. A force de soumission, elle en devînt presque inquiétante, puisque c'est elle qui finit par organiser une rencontre avec une autre femme. Serge n'eût d'ailleurs que ce dernier argument pour mettre un terme final à leur relation : elle n'était plus celle qu'il avait aimé.
C'est un extrême. Cependant, je peux dire que j'ai vécu une rupture similaire qui m'a appris que les justifications ne servent à rien. La meilleure raison pour quitter quelqu'un est qu'on ne veut plus être avec. Le rompeur devrait savoir ne dire que ces quelques mots : "Je ne t'aime plus", rien d'autre. Le rompu doit savoir s'en contenter. J'en suis convaincu à tel point que je suis presque certain de ne plus jamais demander "Pourquoi ?" mais de partir sur un "Bonne route". Quelle horreur quand j'y pense ce "Pourquoi ?". Tout le monde déteste se le prendre dans la tronche et tout le monde demande quand même quand il se trouve de l'autre côté. On pourrait pas arrêter, hein ?
Quelle meilleure raison pour arrêter que de ne plus avoir envie ? Ça me rattrape aujourd'hui quand on me demande pourquoi je n'ai pas donné suite avec tel ou tel mec, et que ma réponse "ça le faisait pas" ne semble pas suffire. Pourtant il ne viendrait à l'idée de personne de me demander de justification quand je dis que quelqu'un me plaît. On pourrait pas juste dire que c'est le contraire ?
Y'en a qui sont pas doués pour ça, pourtant c'est important et ça dénote au final de pas mal de choses sur la personnalité d'une personne. On devrait presque choisir l'élu de son coeur sur sa capacité à rompre dignement. On devrait même tous rompre au moins une fois (voire deux, pour que chacun endosse chaque rôle) avant de s'unir pour de bon, histoire de savoir vraiment avec qui on est.
Il m'a fallu moi même attendre d'être rompu pour savoir que j'étais avec un monstre, mais j'ai juré que le sujet était clos, et d'autre part j'ai beaucoup trop parlé de moi dernièrement. Mais heureusement, j'en connais d'autres à qui c'est arrivé. Non pas forcément de découvrir que son ex est une ordure, mais au moins comme pour le cas de Jeanne de se rendre compte à quel point Serge était un imbécile sans couilles.
Amis depuis presque toujours, il leur aura fallu supporter la jalousie de voir passer les amants de l'autre pour se rendre compte de leur attachement mutuel. Etant nés à quelques jours d'écart, c'est au terme d'une soirée avinée pour leurs 25 ans qu'ils fêtaient ensemble que les deux promis ont finalement échangé leur premier baiser dans un déluge de larmes, tant l'émotion les avait submergés.
Ils vécurent ensuite en couple 5 années chaudes et douces d'adulescents fêtards entre amis formidables, jobs excitants et une vie à trois cent à l'heure qui oblige à regarder toujours de l'avant. Rien dans ce tableau n'aurait pu laisser penser qu'un jour Serge se détacherait sans raison apparente.
Quand la sanction tomba, Jeanne n'eût que le mot le plus attendu possible : un simple "Pourquoi ?" chuchoté entre deux lèvres tremblantes.
C'est là que Serge se plante royalement à deux niveaux : il lui donne des raisons et du temps, alors que vraisemblablement son idée était arrêtée. Qu'on parle de ses problème de couple afin de les résoudre est évidemment la meilleure chose à faire, mais il confia à son meilleur ami qu'il ne faisait cela que pour lui laisser du temps et la lâcher "en douceur".
Le problème c'est que Jeanne, en bonne amoureuse s'est accrochée au possible, espérant que chaque nouvelle concession lui ramènerait son homme. Déstabilisé par les effort de sa future-ex et pris à son propre piège, Serge ne pouvait répondre à ses effort qu'en demandant encore plus. Ce fût une lente et progressive descente aux enfers de quelques mois pendant lesquels elle apprit a accepter son "indépendance". Elle répondait à ses demandes chaque fois avec d'autant plus d'ardeur, transcendant ses propres besoins, ses propres valeurs dans la foi qu'elle avait dans leur couple. A force de soumission, elle en devînt presque inquiétante, puisque c'est elle qui finit par organiser une rencontre avec une autre femme. Serge n'eût d'ailleurs que ce dernier argument pour mettre un terme final à leur relation : elle n'était plus celle qu'il avait aimé.
C'est un extrême. Cependant, je peux dire que j'ai vécu une rupture similaire qui m'a appris que les justifications ne servent à rien. La meilleure raison pour quitter quelqu'un est qu'on ne veut plus être avec. Le rompeur devrait savoir ne dire que ces quelques mots : "Je ne t'aime plus", rien d'autre. Le rompu doit savoir s'en contenter. J'en suis convaincu à tel point que je suis presque certain de ne plus jamais demander "Pourquoi ?" mais de partir sur un "Bonne route". Quelle horreur quand j'y pense ce "Pourquoi ?". Tout le monde déteste se le prendre dans la tronche et tout le monde demande quand même quand il se trouve de l'autre côté. On pourrait pas arrêter, hein ?
Quelle meilleure raison pour arrêter que de ne plus avoir envie ? Ça me rattrape aujourd'hui quand on me demande pourquoi je n'ai pas donné suite avec tel ou tel mec, et que ma réponse "ça le faisait pas" ne semble pas suffire. Pourtant il ne viendrait à l'idée de personne de me demander de justification quand je dis que quelqu'un me plaît. On pourrait pas juste dire que c'est le contraire ?
mardi 15 janvier 2008
"Joue la à l'américaine"
Ah putain, je crois bien que la vie me hait, ou plutôt qu'elle se moque bien de moi. S'il existe un vieux barbu là haut qui tire les ficelles, il doit m'avoir choisi pour être dans son grand "Santa Barbara du n'importe quoi" à donner, reprendre, me mettre dans des situations de choix burlesques, des retournements de situation vaudevilliens, tout ça pour rigoler un bon coup.
J'enchaîne donc les galères et les plans foireux avec les mecs comme on peut compter les jours qui passent en prison.
Le jaloux maladif se remanifeste en se confondant en excuses et plein de bonne volonté pour apprendre à s'ouvrir. Mais en faisant sa connaissance, il s'avère être un véritable crétin des Alpes qui oublie un peu trop souvent de réfléchir. Il le dit lui même en gloussant comme une otarie bourrée.
Le minaudeur du Cha-cha-cha me recontacte aussi, étonnamment trois jours plus tard, surement après s'être débarrassé du mec de dimanche. Mais en faisant sa connaissance, il s'avère être une vieille tata pleine de crème et de gloss, limite carré Hermes et sac Dior.
Où en suis-je arrivé pour que les mecs que je drague moi-même ne me plaisent pas ?
J'en étais arrivé à cette triste question, quand un vent divin, comme pour pousser la blague un peu plus loin m'envoie d'un coup d'un seul deux mecs presque parfaits.
Il y en a un que je n'ai vu qu'une fois. Mais longtemps. Mais qu'une fois. Allongé dans son canapé, son souffle dans mon oreille, je me dis tout doucement sans oser le penser trop fort qu'il a tout pour lui : beau, gentil, intelligent, drôle, ambitieux, bourré de charme et de caractère. Et maintenant il a même moi.
L'autre je le croise régulièrement en salle de sport. On se croise, puis au fil du temps on se reconnaît et maintenant on se sourit. Aucun mot échangé, mais à chaque fois qu'on se frôle, mon coeur s'emballe comme celui d'un gamin de 15 ans. Il faut dire que son corps et sa bouille transpirent le sexe comme c'est pas possible. A chaque fois je suis obligé de m'asseoir pour m'en remettre. Le pire a été hier soir quand il est venu s'installer à côté de moi dans le sauna et que j'ai eu peine à trouver la bonne position et suffisamment de serviette pour me refaire une pudeur. C'est pas rien de dire ça pour moi qui ai autant de mal m'émouvoir pour un mec sur le plan physique, lui je pourrais y plonger sans retenue à la seconde et pour des siècles.
Malgré la TISRI (Temporisation de l'investissement sentimental dans les relations intimes) , je parle avec un certain enthousiasme du premier sans oser pour l'instant beaucoup évoquer le second. Il faut dire que du coup, je ne me suis pas senti la moitié d'une salope quand j'ai écrit mon numéro sur le papier déchiré que je comptais remettre à l'autre apollon. Pourtant hein, est ce que je dois quelque chose à ce premier garçon que je connais à peine et qui avait lui même un discours équivoque sur la jalousie (la fidélité ?) ? A partir de quand au juste est ce qu'on se doit des comptes ? Des le départ ? Trois rendez-vous ? Quand on en a parlé ? On me conseille de faire comme les ricains qui s'autorisent plusieurs "dates" simultanés, jusqu'à ce que l'un d'entre eux devienne un véritable "boyfriend" ou "girlfriend" officiels.
J'ai à la fois l'impression d'être extrêmement naif d'avoir ce genre des états d'âme après un unique rendez-vous, et d'être un vil petit ragondin galeux à en courir plusieurs en même temps.
Je note surtout qu'il aura fallu attendre d'avoir quelque chose qui pourrait ressembler à un début de relation pour me rendre compte, que cet autre, que je croisais depuis des semaines m'obsédait autant. C'est rassurant dans le sens ou je détesterais analyser cela comme un syndrome de l'éternel insatisfait, à toujours vouloir mieux. Non, là c'est pire et ça m'inquiète encore plus, puisque je pense finalement que mon inconscient doit s'arranger pour qu'au final tout foire. Connard d'inconscient. Juste parce qu'il a peur de sauter dans le vide. Il doit pourtant bien se souvenir de la vue splendide et du sentiment de plénitude qu'on a tout là haut au bout de son parachute, mais il se souvient aussi comme l'atterrissage en pleine face fait mal quand le parachute prend feu à quelques centaines de mètres au dessus du sol.
Je parle trop de moi en ce moment ça va pas du tout :)
J'enchaîne donc les galères et les plans foireux avec les mecs comme on peut compter les jours qui passent en prison.
Le jaloux maladif se remanifeste en se confondant en excuses et plein de bonne volonté pour apprendre à s'ouvrir. Mais en faisant sa connaissance, il s'avère être un véritable crétin des Alpes qui oublie un peu trop souvent de réfléchir. Il le dit lui même en gloussant comme une otarie bourrée.
Le minaudeur du Cha-cha-cha me recontacte aussi, étonnamment trois jours plus tard, surement après s'être débarrassé du mec de dimanche. Mais en faisant sa connaissance, il s'avère être une vieille tata pleine de crème et de gloss, limite carré Hermes et sac Dior.
Où en suis-je arrivé pour que les mecs que je drague moi-même ne me plaisent pas ?
J'en étais arrivé à cette triste question, quand un vent divin, comme pour pousser la blague un peu plus loin m'envoie d'un coup d'un seul deux mecs presque parfaits.
Il y en a un que je n'ai vu qu'une fois. Mais longtemps. Mais qu'une fois. Allongé dans son canapé, son souffle dans mon oreille, je me dis tout doucement sans oser le penser trop fort qu'il a tout pour lui : beau, gentil, intelligent, drôle, ambitieux, bourré de charme et de caractère. Et maintenant il a même moi.
L'autre je le croise régulièrement en salle de sport. On se croise, puis au fil du temps on se reconnaît et maintenant on se sourit. Aucun mot échangé, mais à chaque fois qu'on se frôle, mon coeur s'emballe comme celui d'un gamin de 15 ans. Il faut dire que son corps et sa bouille transpirent le sexe comme c'est pas possible. A chaque fois je suis obligé de m'asseoir pour m'en remettre. Le pire a été hier soir quand il est venu s'installer à côté de moi dans le sauna et que j'ai eu peine à trouver la bonne position et suffisamment de serviette pour me refaire une pudeur. C'est pas rien de dire ça pour moi qui ai autant de mal m'émouvoir pour un mec sur le plan physique, lui je pourrais y plonger sans retenue à la seconde et pour des siècles.
Malgré la TISRI (Temporisation de l'investissement sentimental dans les relations intimes) , je parle avec un certain enthousiasme du premier sans oser pour l'instant beaucoup évoquer le second. Il faut dire que du coup, je ne me suis pas senti la moitié d'une salope quand j'ai écrit mon numéro sur le papier déchiré que je comptais remettre à l'autre apollon. Pourtant hein, est ce que je dois quelque chose à ce premier garçon que je connais à peine et qui avait lui même un discours équivoque sur la jalousie (la fidélité ?) ? A partir de quand au juste est ce qu'on se doit des comptes ? Des le départ ? Trois rendez-vous ? Quand on en a parlé ? On me conseille de faire comme les ricains qui s'autorisent plusieurs "dates" simultanés, jusqu'à ce que l'un d'entre eux devienne un véritable "boyfriend" ou "girlfriend" officiels.
J'ai à la fois l'impression d'être extrêmement naif d'avoir ce genre des états d'âme après un unique rendez-vous, et d'être un vil petit ragondin galeux à en courir plusieurs en même temps.
Je note surtout qu'il aura fallu attendre d'avoir quelque chose qui pourrait ressembler à un début de relation pour me rendre compte, que cet autre, que je croisais depuis des semaines m'obsédait autant. C'est rassurant dans le sens ou je détesterais analyser cela comme un syndrome de l'éternel insatisfait, à toujours vouloir mieux. Non, là c'est pire et ça m'inquiète encore plus, puisque je pense finalement que mon inconscient doit s'arranger pour qu'au final tout foire. Connard d'inconscient. Juste parce qu'il a peur de sauter dans le vide. Il doit pourtant bien se souvenir de la vue splendide et du sentiment de plénitude qu'on a tout là haut au bout de son parachute, mais il se souvient aussi comme l'atterrissage en pleine face fait mal quand le parachute prend feu à quelques centaines de mètres au dessus du sol.
Je parle trop de moi en ce moment ça va pas du tout :)
lundi 7 janvier 2008
"Les mecs (ouais) les mecs (ouais) les mecs ils sont tous nuls"
Elle a bien raison Yelle sur c'coup là. Bravo à la nature humaine. Hein, ma bonne dame, les homos ne sont plus ce qu'ils étaient. Vinte sur vinte et vive la France ! On les croyait gentils et cultivés mais ce n'est qu'un tas d'ordures qui manigancent les uns sur les autres.
Ah mais non, je ne suis pas naïf, je savais que la plupart étaient de la sorte mais je pensais savoir les sélectionner, et là en quelques jours ils m'auront tout fait !
Il y a eu celui qui raconte n'importe quoi dans ton dos, des trucs que t'aurais dit, mais que t'as pas dit, des trucs inventés hein, même pas déformés, par pure jalousie. Et qu'on te croit pas.
Il y a eu le connard d'ex que tu recroises encore avec son butin de chasse du soir. Tu t'en fiches bien de ce qu'il fait de son cul et avec qui, il peut même se faire des colliers avec leurs couilles. Mais ce qui te gène c'est qu'il laisse une impression de saleté derrière lui quand il passe en feignant de t'ignorer, comme une trace de pneu dans un slip blanc. Juste parce que tu te dis que tu t'es forcément un peu abîmé l'âme au contact prolongé d'un VRP de la banque du sperme.
Il y a eu le mec en teuboi qui te mate bien comme il faut, et comme il te plaît aussi tu lui laisses ton numéro, qu'il prend avec un grand sourire. Mais comme il peut pas attendre, il va mettre sa bouche dans celle d'un autre juste après que tu sois parti.
Et il y a eu... (mon préféré pour la fin) ce mec du net, dont les photos te font littéralement fondre, avec qui les échanges passent pour le mieux. A tel point que tu fais le truc que tu fais jamais d'habitude : parler au téléphone avant de le voir. Là encore c'est un franc succès jusqu'au moment où il t'explique que si ça marche entre vous, il va falloir arrêter d'aller boire des verres dans des bars pour les garçons avec tes amis, parce que c'est trop dangereux pour votre relation en devenir. Et que si tu t'y refuses c'est juste parce qu'en fait tu n'es pas prêt à être en couple, comparé à lui qui sait ce que c'est après avoir été pacsé trois ans.
Le point commun à ces quatre histoires ? La déception, corollaire naturel de l'investissement initial, que je ne regrette pas pour les deux premiers, qu'on pourra m'excuser avec indulgence pour le troisième, mais franchement le dernier...
Nico, Nico, Nico... Tu te l'étais pourtant promis, le TISRI, souviens toi ! (temporisation de l'investissement sentimental dans les relations intimes) Et pourtant j'avais été bon jusque là, j'avais bien gardé la tête froide et tout et tout. Mais un moment de faiblesse et d'inattention et PAF, dans ma tête je faisais bien gaffe à ceux que je rencontrais mais j'avais oublié ceux que je n'avais pas encore rencontré ! Débutant va ! Tu devrais pourtant savoir qu'un mec que tu n'as pas encore vu en vrai n'est strictement que dalle.
Ah mais non, je ne suis pas naïf, je savais que la plupart étaient de la sorte mais je pensais savoir les sélectionner, et là en quelques jours ils m'auront tout fait !
Il y a eu celui qui raconte n'importe quoi dans ton dos, des trucs que t'aurais dit, mais que t'as pas dit, des trucs inventés hein, même pas déformés, par pure jalousie. Et qu'on te croit pas.
Il y a eu le connard d'ex que tu recroises encore avec son butin de chasse du soir. Tu t'en fiches bien de ce qu'il fait de son cul et avec qui, il peut même se faire des colliers avec leurs couilles. Mais ce qui te gène c'est qu'il laisse une impression de saleté derrière lui quand il passe en feignant de t'ignorer, comme une trace de pneu dans un slip blanc. Juste parce que tu te dis que tu t'es forcément un peu abîmé l'âme au contact prolongé d'un VRP de la banque du sperme.
Il y a eu le mec en teuboi qui te mate bien comme il faut, et comme il te plaît aussi tu lui laisses ton numéro, qu'il prend avec un grand sourire. Mais comme il peut pas attendre, il va mettre sa bouche dans celle d'un autre juste après que tu sois parti.
Et il y a eu... (mon préféré pour la fin) ce mec du net, dont les photos te font littéralement fondre, avec qui les échanges passent pour le mieux. A tel point que tu fais le truc que tu fais jamais d'habitude : parler au téléphone avant de le voir. Là encore c'est un franc succès jusqu'au moment où il t'explique que si ça marche entre vous, il va falloir arrêter d'aller boire des verres dans des bars pour les garçons avec tes amis, parce que c'est trop dangereux pour votre relation en devenir. Et que si tu t'y refuses c'est juste parce qu'en fait tu n'es pas prêt à être en couple, comparé à lui qui sait ce que c'est après avoir été pacsé trois ans.
Le point commun à ces quatre histoires ? La déception, corollaire naturel de l'investissement initial, que je ne regrette pas pour les deux premiers, qu'on pourra m'excuser avec indulgence pour le troisième, mais franchement le dernier...
Nico, Nico, Nico... Tu te l'étais pourtant promis, le TISRI, souviens toi ! (temporisation de l'investissement sentimental dans les relations intimes) Et pourtant j'avais été bon jusque là, j'avais bien gardé la tête froide et tout et tout. Mais un moment de faiblesse et d'inattention et PAF, dans ma tête je faisais bien gaffe à ceux que je rencontrais mais j'avais oublié ceux que je n'avais pas encore rencontré ! Débutant va ! Tu devrais pourtant savoir qu'un mec que tu n'as pas encore vu en vrai n'est strictement que dalle.
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